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Le Conseil des ministres a adopté, le mercredi 15 avril 2026 au Palais présidentiel à Abidjan-Plateau, une ordonnance portant création, organisation, fonctionnement d’un Fonds souverain stratégique pour le Développement de la Côte d’Ivoire (FSDI), son projet de loi de ratification, ainsi qu’un décret portant organisation et fonctionnement dudit Fonds.
« Le FSDI est une personne morale de type particulier chargée de la gestion et de la valorisation des actifs stratégiques de l’État, ainsi que du financement et de la structuration de projets d’infrastructures et d’investissements vitaux nécessaires à la transformation structurelle de l’économie nationale », a dit le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly.
À l’en croire, la création du FSDI s’inscrit dans la continuité des réformes engagées depuis 2012 pour mettre en place un pôle bancaire public dynamique constitué autour de la Caisse de dépôt et de consignation du Fonds de garantie pour les PME et des Caisses de retraite reformées.
« Le FSDI est le complément cohérent de cet écosystème d’instruments publics qui vise à doter l’économie nationale de capacités de financement importantes et innovantes », a précisé Amadou Coulibaly, par ailleurs ministre de la Communication.
Il a indiqué que le FSDI est structuré autour de trois sous-fonds spécialisés: « Le Fonds de développement des infrastructures, destiné à soutenir les investissements structurants, stratégiques, prioritaires et rentables. Le Fonds de stabilisation économique, destiné à renforcer la résilience de l’économie face aux chocs exogènes. Et le Fonds de placement financier stratégique, destiné à constituer une épargne publique de long terme ».
Amadou Coulibaly a conclu que le FSDI sera financé notamment par l’affectation d’une quote-part des revenus tirés de l’exploitation des matières premières minières et énergétiques, ainsi que par le transfert d’actifs publics, afin de garantir une gestion conforme aux meilleures pratiques internationales applicables au Fonds souverain: « Le dispositif prévoit des mécanismes de gestion des risques et de contrôles internes, ainsi que des mécanismes renforcés de transparence et de reddition des comptes ».

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