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De violents incidents ont éclaté dimanche 14 juin 2026 à Genève en marge d’une importante manifestation organisée contre le sommet du G7 qui s’ouvre à Évian, en France. Alors que plusieurs milliers de personnes avaient répondu à l’appel de la coalition «No-G7», des groupes radicaux se sont greffés au rassemblement, donnant lieu à des affrontements avec les forces de l’ordre, à des actes de vandalisme et à des incendies.
Selon des informations recueillies sur place et des photographies transmises par des observateurs, des individus identifiés comme des séparatistes du Front Polisario ou des sympathisants de cette mouvance ont été aperçus à proximité immédiate des zones de tension. Certains portaient des étoffes et des tissus aux couleurs de la prétendue «République arabe sahraouie démocratique» (RASD), symbole régulièrement utilisé par les militants soutenant les revendications séparatistes sahraouies.


Les clichés montrent notamment la présence de ces individus aux abords d’une barricade en flammes érigée par des manifestants cagoulés. Ces derniers faisaient partie des groupes les plus radicaux ayant infiltré la mobilisation initialement autorisée par les autorités genevoises. La police suisse a dû recourir à des gaz lacrymogènes pour disperser les fauteurs de troubles après plusieurs heures de face-à-face tendu dans différents quartiers de la ville.
La présence d’environ 600 militants radicaux, selon les estimations des autorités, a rapidement transformé certains secteurs du cortège en scènes de guérilla urbaine. Des véhicules ont été incendiés, des bâtiments publics et privés pris pour cible et plusieurs établissements ont subi des dégradations.

Dans ce contexte, la présence remarquée de militants arborant les couleurs de la RASD suscite des interrogations sur l’implication de réseaux séparatistes dans des manifestations internationales à forte charge politique. Alors que le sommet du G7 se déroule du 15 au 17 juin à Évian sous très haute sécurité, ces incidents rappellent les tensions qui entourent régulièrement les grands rendez-vous internationaux et la capacité de groupes radicaux à instrumentaliser des manifestations autorisées pour imposer leur agenda politique.

Stéphane Badobré

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