Le Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance Ouaga II a annoncé l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire à la suite de la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’écrits et de déclarations attribués à l’Union Générale des Étudiants Burkinabè (UGEB).
Dans un communiqué rendu public ce mardi 26 mai 2026, le parquet indique avoir relevé des contenus susceptibles de constituer des infractions au regard de la législation pénale burkinabè. Les faits évoqués concernent notamment l’apologie du terrorisme ainsi que l’entreprise de démoralisation des Forces de défense et de sécurité.
Selon le communiqué, les dispositions du code pénal citées prévoient des sanctions pouvant aller jusqu’à dix ans d’emprisonnement, assorties d’amendes variant selon la qualification retenue. Pour les faits liés à la démoralisation des forces de défense et de sécurité, les peines mentionnées vont d’un à dix ans de prison et de 300 000 à 2 millions de francs CFA d’amende. Concernant l’apologie publique d’actes terroristes, les sanctions évoquées s’étendent également jusqu’à dix ans de prison, avec des amendes pouvant atteindre 10 millions de francs CFA.
Face à ce que le parquet qualifie de faits graves, une procédure judiciaire a été engagée afin d’identifier les auteurs présumés ainsi que d’éventuels complices.
Dans son communiqué, le Procureur appelle par ailleurs les citoyens à faire preuve de responsabilité dans l’usage des plateformes numériques et avertit que tout discours tombant sous le coup de la loi fera l’objet de poursuites.
Cette annonce intervient dans un contexte où plusieurs pays de la région renforcent leur vigilance face aux contenus diffusés en ligne et considérés comme susceptibles d’affecter la sécurité nationale ou le moral des forces engagées dans la lutte contre l’insécurité.
À ce stade, l’ouverture de l’enquête ne constitue pas une déclaration de culpabilité et les éventuelles responsabilités seront établies dans le cadre de la procédure judiciaire.
Stéphane Badobré
































