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Il est temps de rompre avec l’illusion : nul être humain, aussi populaire soit-il, n’a le pouvoir de « faire » un Président.

La vérité est simple et absolue : « C’est Dieu qui donne la royauté à qui Il veut » (Aal-Imran, 26).

Prétendre que le Président Bassirou Diomaye Faye siège à la Présidence de la République du Sénégal par la seule volonté d’Ousmane Sonko est une erreur qui ignore à la fois les faits, la puissance divine et les fondements de notre contrat social.

L’IMPUISSANCE RÉVÉLÉE PAR LES FAITS

Si Ousmane SONKO possédait le pouvoir de faire appliquer ses décisions, il l’aurait d’abord utilisé pour lui-même.

Son intention, son ambition et son combat de chaque instant étaient d’être parmi les candidats et de devenir Président. Pourtant, malgré sa détermination farouche, la route lui a été barrée par Dieu qui lui a fermé la porte pour l’ouvrir au fils de Ndiaganiao.

Cela prouve que même le plus fort des hommes ne peut faire réussir ses propres plans si le Créateur en décide autrement.

Jamais Ousmane Sonko n’aurait retiré sa propre candidature s’il avait eu le pouvoir de la valider.

Sa mise à l’écart n’est pas un choix stratégique souverain, c’est le signe d’un empêchement divin.

LA PREUVE PAR LES MOYENS : NI PARRAINAGE, NI CAUTION DE PASTEF

Au-delà de la spiritualité, la réalité matérielle de cette élection vient briser le mythe du parrainage absolu de Sonko :

Le Parrainage :

Contrairement aux idées reçues, le candidat Bassirou Diomaye Faye n’a pas bénéficié d’un parrainage provenant exclusivement des élus de PASTEF qui avaient reçu l’ordre de parrainer le candidat Habib SY.

Ce sont d’autres forces dont le peuple sénégalais dans sa majorité et élus de la coalition Diomaye Président qui avaient porté sa candidature au Conseil constitutionnel.

La Caution :

La caution de 30 millions de FCFA, sésame indispensable pour la candidature, n’a pas été financée par le parti PASTEF en tant que tel, mais par la mobilisation de la coalition.

LE DÉFI DE LA RÉPUBLIQUE FACE AU PARTI

Le grand problème du moment réside dans une confusion dangereuse : le parti PASTEF semble croire qu’il peut substituer son « soutien » électoral aux règles fondamentales qui régissent le fondement, l’organisation et le fonctionnement de notre République.

Il est impératif de rappeler que notre République ne connaît pas de « guide suprême » ; elle ne reconnaît que le Chef de l’État.

Notre Nation ne reconnaît pas l’anarchie, mais exige l’ordre et la discipline. Elle ne saurait tolérer la vengeance ou une justice privée et personnelle.

La République, la vraie, se reconnaît dans la Justice institutionnelle, respecte les magistrats et donne une valeur sacrée aux décisions de justice.

Nul soutien politique, aussi massif soit-il, ne donne le droit de se placer au-dessus des lois et des institutions.

LA LEÇON DE SOUVERAINETÉ

Vouloir attribuer ce triomphe à un homme, c’est oublier que « les hommes complotent, mais Dieu est le meilleur des comploteurs ». Sonko a été l’instrument d’un plan qui le dépasse.

En le contraignant à l’effacement, Dieu a montré au monde entier qu’Il élève qui Il veut, quand Il veut.

Le 24 mars 2024, ce n’est pas le « mot d’ordre » d’un individu qui a triomphé, mais la rencontre entre un peuple en quête de changement et le décret d’Allah.

Bassirou Diomaye Faye est au Palais parce que c’était son heure, écrite bien avant que les hommes ne s’agitent.

Rendre grâce à un homme pour cette victoire, c’est nier la souveraineté de Dieu et fragiliser l’édifice républicain. Sonko a voulu, mais Dieu a disposé.

Et c’est cette volonté suprême, s’inscrivant dans le respect de nos institutions, qui a fait de Diomaye le 5ème Président du Sénégal.

Me Diaraf SOW
Juriste Consultant
Président national du parti ADAE/J

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