PARTAGER

Le Mali est en deuil. Le Maestro Boncana Maïga est décédé ce matin du 28 février 2026, à la Clinique Pasteur de Bamako, sans détails immédiats sur la cause. Figure emblématique de la musique africaine, il était surnommé «Le Maestro» et a profondément marqué l’histoire culturelle du Mali et du continent. Boncana Maïga, maestro de la salsa africaine, était connu pour ses fusions afro-cubaines et mandingues avec des hits intemporels diffusés sur le continent.
Son œuvre a été un pont entre traditions et modernité, laissant un héritage artistique immense. Sa disparition provoque une grande émotion parmi les mélomanes, les artistes et les institutions culturelles.

Un parcours musical exceptionnel

Boncana Maïga, né à Gao il y a environ 80 ans, a débuté sa carrière dans les années 1960 avec le Négro-Band, parcourant le Mali avant de se perfectionner à Cuba en flûte et saxophone.

 

De retour, il a fondé Les Merveilles du Mali en 1968, puis s’est installé en Côte d’Ivoire pendant plus de 20 ans, contribuant à des projets comme Africando qui fusionne les sonorités africaines. Depuis 2005, il résidait au Mali, où il dirigeait Maestro-Sound Mali, une maison de production, et formait de jeunes artistes via des émissions comme «Tounkagouna».
Il laisse derrière lui un héritage de 50 ans de carrière célébré en 2023 à Cotonou par des stars africaines.

Succès emblématiques

Koyma Hondo : Titre phare de l’EP éponyme (2017-2018), souvent cité en tête des streams sur Apple Music et Spotify.
Petroci : Morceau énergique du même EP, hommage vibrant à la Côte d’Ivoire où il a vécu longtemps.
Chez Fatimata : Cha cha cha montuno du premier album Las Maravillas de Mali (1967), tube des discothèques africaines des années 60-70. Montunero de Gao (1977) : Classique rétro malien, célébrant ses racines à Gao.

Albums marquants

Ses compilations comme Best of Salsa (1997) et Jingles Danses (1987) regroupent pachangas, guaguancos et sons cubains adaptés à l’Afrique. Des projets comme Salsa in New York (1997) avec des musiciens new-yorkais renforcent son legs international. Ces œuvres, mêlant flûte, sax et cuivres, ont influencé des générations d’artistes ouest-africains.

Bambara Soudan

PARTAGER