PARTAGER

Henri Konan Bédié maintient son opposition à la Commission électorale indépendante (Cei) actuelle, et garde la même position la prochaine révision annoncée de la Constitution. Le président du Pdci-Rda a fait de ces deux questions de grands centres d’intérêt de la vie politique en Côte d’Ivoire en prélude aux élections présidentielles à venir. Dans son discours face au personnel politique de son parti, qui lui a présenté les vœux ce dimanche 12 janvier 2020, à Daoukro, l’ancien chef de l’Etat a traduit « une impérieuse nécessité » de réviser la loi promulguée portant création de la nouvelle Cei ainsi que le maintien en l’état de la Constitution du 8 novembre 2016.

Henri Konan Bédié réclame une Cei impartiale, autonome et neutre en conformité avec l’arrêt de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples rendu le 18 novembre 2016. Il estime également que toute opération de modification la Constitution en vigueur présentement, à six mois de l’élection présidentielle, risque de perturber le jeu démocratique alors que les partis politiques, déjà en pré-campagne, s’organisent à choisir leurs candidats, conformément à ladite loi fondamentale. « Je voudrais réaffirmer que la révision de la loi promulguée, portant création de l’organe en charge des élections et le maintien en l’état de la loi fondamentale constituent le point de départ de la décrispation politique et permettra, comme le souhaite le Cardinal, de briser la dynamique de méfiance prévalant en Côte d’Ivoire », a signifié le ‘’Sphinx’’ de Daoukro, en citant les propos de Mgr Jean Pierre Kutwa, qui s’inquiétait de la situation et formulait des plaidoyers aux chef de l’Etat, à la messe pour la paix, le 30 décembre dernier.

Au passage, le président du Pdci, qui a demandé la libération des prisonniers politiques et l’abandon des procédures judiciaires en cours contre certaines personnalités, a réaffirmé l’engagement de l’opposition dite « significative » ivoirienne, à prendre part au dialogue politique constructif entamé avec le pouvoir exécutif. Ceci, afin de parvenir à la réconciliation nationale, gage d’une paix définitive et d’élection présidentielle crédible et démocratique. Henri Konan Bédié, faut-il le souligner, préside la Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (Cdrp), plate-forme de l’opposition en alliance avec ‘’Ensemble pour la Démocratie et la souveraineté’’ (Eds), une autre plate-forme composée des mouvements et formations politiques proches de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo.

PARTAGER