La tension au sein de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) ne retombe pas. Après la décision du Tribunal de première instance d’Abidjan du 17 avril 2026 ordonnant la mise en place d’un Comité ad hoc pour organiser le 12ᵉ congrès ordinaire, deux anciens dirigeants de l’Union, Bertin N’Guessan et Jean Claude Coulibaly, ont signé une déclaration contestant l’ordonnance du juge.
Dans leur texte, les ex-présidents du Conseil d’administration et du Conseil exécutif affirment «réagir avec fermeté face aux informations inexactes» et qualifient de «prétendue» la décision judiciaire. Dans une déclaration rendue publique, cette posture est jugée «outrageante et méprisante» par la liste Nouvelle Vision MLN, conduite par Marie-Laure N’Goran, qui y voit une atteinte grave à l’autorité du juge et à l’appareil judiciaire.
Une contestation en contradiction avec les faits
La déclaration des deux anciens responsables intervient alors même que leur propre avocat reconnaît, dans une note publiée sur les réseaux sociaux, que l’appel interjeté ne concerne pas la décision du 17 avril mais un jugement antérieur du 9 avril 2026. De plus, l’acte du Commissaire de justice mentionne explicitement leurs qualités d’« anciens présidents», confirmant la vacance des instances constatée par le tribunal.
Soutien au Comité ad hoc et appel à la mobilisation
Face à cette défiance à l’autorité judiciaire et institutionnelle, la liste Nouvelle Vision MLN :
– dénonce l’attitude des ex-dirigeants,
– salue l’implication du ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, qui a remis une feuille de route au Comité ad hoc,
– réaffirme son soutien à ce Comité pour l’organisation d’un congrès électif apaisé,
– invite la communauté des journalistes à rester mobilisée pour préserver l’unité et la confraternité lors du 12ᵉ congrès.
Une crise aux répercussions nationales et internationales
La sortie de Bertin N’Guessan et Jean Claude Coulibaly est perçue par la liste MLN comme une tentative de politiser la crise, au risque de ternir l’image de la République auprès des instances internationales des journalistes, telles que la FIJ et la FAJ.
La liste Nouvelle Vision MLN appelle les deux anciens dirigeants à « la sagesse et à l’humilité», en privilégiant les intérêts collectifs de l’UNJCI sur leurs calculs personnels.
































