Du 7 au 17 septembre 2026, la ville de Man accueille un exercice conjoint réunissant le Bataillon d’infanterie montagne des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI) et un détachement de Chasseurs alpins de l’armée de Terre française. Cette séquence d’entraînement s’inscrit dans la dynamique de coopération militaire entre Abidjan et Paris et met l’accent sur la maîtrise des opérations en terrain accidenté.
Pendant une dizaine de jours, les militaires ivoiriens et français confrontent leurs expériences et leurs méthodes dans un environnement particulièrement adapté à ce type de préparation opérationnelle. La région du Tonkpi, avec ses reliefs et son relief montagneux autour de Man, constitue en effet un cadre pertinent pour développer les capacités d’adaptation, d’endurance et de mobilité des troupes.
Maîtriser les contraintes du combat en montagne
L’objectif de cet entraînement est avant tout de permettre aux deux armées de perfectionner leurs compétences tactiques en milieu montagneux. Dans ce type d’environnement, les contraintes liées au relief, aux déplacements, à l’observation, aux communications, à la logistique et à l’évacuation des blessés imposent des savoir-faire spécifiques.
Les Chasseurs alpins français disposent d’une expertise historique dans ce domaine. Ils appartiennent à la 27e brigade d’infanterie de montagne (27e BIM), formation spécialisée de l’armée de Terre française. Ses unités sont entraînées à évoluer dans des terrains difficiles et à conduire des missions dans des conditions exigeantes.
Au-delà de l’entraînement individuel des soldats, cette activité vise un autre objectif majeur : l’interopérabilité.
Il s’agit de permettre aux militaires des deux pays de mieux travailler ensemble, en harmonisant leurs procédures, leurs modes de communication et leurs réflexes opérationnels. Les exercices conjoints de ce type permettent notamment de tester la capacité de deux forces à évoluer dans un même cadre tactique et à coordonner leurs actions.
Stéphane Badobré






