Une réunion capitale du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) est convoquée pour ce mardi 15 septembre 2026, selon un communiqué signé par Léon Emmanuel Monnet, président exécutif du parti.
Un seul point est inscrit à l’ordre du jour : « Analyse de la situation sociopolitique nationale ». Si les détails de cette rencontre n’ont pas été précisés, l’interpellation de Justin Koné Katinan, 4e vice-président du parti, suivie de son placement sous mandat de dépôt, devrait figurer au cœur des discussions.
Ce qui est reproché à Koné Katinan
L’ancien ministre du Budget est poursuivi par le parquet pour « actes terroristes, atteintes à la sûreté de l’État » et six autres chefs d’accusation. Initialement, Justin Koné Katinan avait été convoqué à la préfecture de police d’Abidjan sur instruction du procureur, à la suite d’une plainte du RHDP pour diffamation.
Le parti présidentiel lui reprochait ses critiques à l’égard du régime, qu’il avait tenu responsable du scandale de l’orpaillage illégal. Mais cette plainte en diffamation déposée par le RHDP, parti au pouvoir, s’est ensuite transformée en de lourdes accusations pénales portant notamment sur de prétendus actes de violence remontant à la période électorale d’octobre 2025.
Cette forfaiture démontre que, sous le régime actuel, tous les cadres du PPA-CI sont désormais des prisonniers ambulants en sursis. À tout moment, des faits totalement éloignés du contexte peuvent être ressuscités pour les jeter en prison
Dans un communiqué publié peu après son incarcération, la haute direction du parti, réunie en urgence, avait dénoncé « une instrumentalisation de la justice » à des fins « de musèlement de l’opposition ».
Laurent Gbagbo, la véritable cible
« Cette forfaiture démontre que, sous le régime actuel, tous les cadres du PPA-CI sont désormais des prisonniers ambulants en sursis. À tout moment, des faits totalement éloignés du contexte peuvent être ressuscités pour les jeter en prison », avait argué la direction du PPA-CI, alertant sur un harcèlement des cadres du parti qui viserait, en réalité, Laurent Gbagbo, le référent politique, « pour être neutralisé ».
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Selon la direction du parti de Laurent Gbagbo, une dizaine de cadres et plus de 1 000 militants sont à ce jour en détention, « sans le moindre jugement, dans un mépris total des droits humains pour avoir simplement revendiqué l’inscription du Président Laurent GBAGBO sur la liste électorale et dénoncé la cherté de la vie ».
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Dans sa déclaration, le parti avait également appelé à l’arrêt immédiat des poursuites et à la libération sans condition de Justin Koné Katinan. La direction avait demandé à ses militantes, militants et à « tous les démocrates » de se tenir prêts à opposer « une résistance pacifique mais farouche à l’arbitraire ». La réunion de ce mardi doit permettre à la direction du parti d’analyser la situation et de déterminer la conduite à suivre.






