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J’ai conduit le samedi 29 août 2026 une petite délégation au Musée du Cinéma de Téhéran.

Niché au bout d’une impasse de ce joli et ancien quartier de la noblesse perse (le bâtiment vieux de 300 ans d’âge a abrité le mariage d’une princesse de la dynastie Quadjar celle qui a précédé les Palhavi).

L’intendant des lieux et la directrice, à l’énergie contagieuse, nous ont réservé un accueil chaleureux et convivial qui nous a permis de passer deux bonnes heures en leur compagnie.

Les tous premiers films, les appareils d’époque, les éléments de décors et les vêtements des acteurs, les scripts des auteurs et réalisateurs de plus d’un siècle sont conservés avec la plus grande exigence.

La Directrice qui est totalement ouverte à coopérer avec les pays africains demandeurs nous a expliqué avec une fierté à peine contenue et absolument légitime que l’Iran était le seul pays au monde avec la France à maîtriser la technologie de restauration complète du son et des images des films abîmés.

Une coopération active est en cours actuellement entre l’Iran et le Japon dans divers domaines de l’industrie cinématographique.

À ma question de savoir quelle était l’influence de la poésie perse sur le développement du cinéma iranien, la directrice a répondu que tout le développement technologique actuel de l’Iran tire sa source de la spiritualité véhiculée notamment par la poésie.

Comme quoi, les sciences humaines sont les véritables moteurs de développement économique, social, culturel des pays à l’image du siècle des Lumières dans celui de l’Occident.

Nous sommes repartis avec des cadeaux et la promesse de porter cette disponibilité à promouvoir la coopération Sud-Sud dans le domaine cinématographique aux structures concernés de nos pays.

Dans la délégation, il y avait notamment des ressortissants du Cameroun, du Congo Démocratique, du Liban, de l’Indonésie et des États-Unis.

Prof. Moritié

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