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Depuis plusieurs mois, le Maroc enregistre une série de succès diplomatiques sur la question du Sahara occidental. Plusieurs pays ont réaffirmé ou annoncé leur soutien au plan d’autonomie proposé par Rabat en 2007, renforçant une dynamique que les autorités marocaines présentent comme une consécration progressive de leur position sur ce dossier stratégique.

Une série de ralliements diplomatiques

Au cours de l’année 2025, plusieurs capitales ont rejoint ou consolidé leur appui au plan marocain. Le Kenya a annoncé son soutien en mai, suivi du Royaume-Uni en juin puis du Portugal en juillet. Les États-Unis ont, pour leur part, renouvelé leur reconnaissance de la souveraineté marocaine et continué à considérer l’initiative d’autonomie comme la solution la plus réaliste au conflit.

Ces positions s’ajoutent à celles déjà exprimées par des pays influents comme la France, l’Espagne, l’Allemagne ou encore Israël. Selon Rabat, plus d’une centaine d’États soutiennent désormais le plan d’autonomie marocain.

Le soutien des grandes puissances occidentales

L’appui simultané des États-Unis, de la France, du Royaume-Uni et de plusieurs pays européens constitue un tournant majeur. Ces puissances estiment que la proposition marocaine représente une base « sérieuse, crédible et réaliste » pour parvenir à une solution politique durable.

La France a notamment renforcé son rapprochement avec Rabat, tandis que Londres a opéré un changement important de position en se ralliant officiellement à l’initiative marocaine.

Une stratégie marocaine qui porte ses fruits

Le Royaume chérifien a multiplié ces dernières années les initiatives diplomatiques, économiques et sécuritaires, notamment à travers le développement des provinces du Sud, les investissements dans le port de Dakhla et l’Initiative Atlantique destinée aux pays du Sahel. Cette stratégie vise à présenter le Sahara comme un pôle de stabilité et de développement régional.

Une question qui demeure ouverte au sein de l’ONU

Malgré cette vague de soutiens, le dossier n’est pas définitivement réglé. L’Organisation des Nations unies continue de considérer le Sahara occidental comme un territoire non autonome et appelle à une solution politique négociée entre les parties. Le Front Polisario, soutenu notamment par l’Algérie, continue de revendiquer le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Le Maroc continue de défendre sa souveraineté sur le Sahara occidental en s’appuyant notamment sur des arguments historiques remontant à la période précoloniale. Selon Rabat, les tribus sahraouies entretenaient des liens d’allégeance avec les sultans marocains et étaient des sujets du Royaume avant l’occupation espagnole du territoire à la fin du XIXe siècle.

Un rapport de forces diplomatique de plus en plus favorable à Rabat

La multiplication des soutiens internationaux ces derniers mois témoigne d’une évolution notable des équilibres diplomatiques autour du Sahara occidental. Si le différend demeure inscrit à l’agenda des Nations unies, le Maroc bénéficie aujourd’hui d’une dynamique internationale favorable, portée par l’appui croissant de partenaires occidentaux, africains et arabes, ce qui renforce sa position dans la recherche d’une issue politique au conflit.

Stéphane Badobré

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