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Le président des États-Unis Donald Trump a menacé l’Iran de représailles majeures et l’Irak de sanctions après un vote du Parlement réclamant l’expulsion des troupes américaines de ce pays. 

Le ton monte chaque jour entre les États-Unis et l’Iran. La mort du général iranien Qassem Soleimani, vendredi, dans une frappe américaine en Irak fait craindre un embrasement au Moyen-Orient. Le président américain Donald Trump menace de nouvelles représailles.

Depuis l’avion présidentiel Air Force One qui le ramenait à Washington après deux semaines de vacances en Floride, le locataire de la Maison Blanche n’a rien fait, dimanche 5 janvier, pour apaiser les inquiétudes.

Interrogé sur l’attitude de Téhéran, qui crie « vengeance » et promet une riposte « militaire », il a opté pour un ton très dur : « S’ils font quoi que ce soit, il y aura des représailles majeures ». Le tempétueux président a par ailleurs maintenu sa menace de détruire des sites culturels iraniens. « Ils ont le droit de tuer nos ressortissants (…) et nous n’avons pas le droit de toucher leurs sites culturels ? Cela ne marche pas comme ça », a-t-il lancé.

Des tirs de roquettes

Dimanche soir, comme la veille, des roquettes se sont abattues près de l’ambassade américaine dans la Zone verte de Bagdad, sans faire de victimes, selon des témoins. Depuis plus de deux mois, des dizaines de roquettes ont frappé des zones où se trouvent diplomates et militaires américains en Irak, tuant un sous-traitant américain fin décembre.

Les assassinats du général Soleimani et d’Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, une coalition irakienne de paramilitaires pro-Iran intégrés aux forces de sécurité, ont créé un consensus rare contre les États-Unis en Irak, secoué depuis des mois par une révolte notamment contre la mainmise de l’Iran.

Au Parlement, en l’absence des députés kurdes et de la plupart des députés sunnites, de nombreux élus ont scandé « Non à l’Amérique ! ». Le chef du Parlement Mohammed al-Halboussi a ensuite lu une décision qui « contraint le gouvernement à préserver la souveraineté du pays en retirant sa demande d’aide » au Conseil de sécurité de l’ONU pour combattre le groupe jihadiste État islamique (EI), et donc à retirer son invitation à la coalition internationale. Cette dernière a déjà dit avoir « suspendu » le combat contre l’EI, car elle se consacre désormais « totalement » à la protection de ses troupes.

Des tirs de roquettes

Dimanche soir, comme la veille, des roquettes se sont abattues près de l’ambassade américaine dans la Zone verte de Bagdad, sans faire de victimes, selon des témoins. Depuis plus de deux mois, des dizaines de roquettes ont frappé des zones où se trouvent diplomates et militaires américains en Irak, tuant un sous-traitant américain fin décembre.

Les assassinats du général Soleimani et d’Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, une coalition irakienne de paramilitaires pro-Iran intégrés aux forces de sécurité, ont créé un consensus rare contre les États-Unis en Irak, secoué depuis des mois par une révolte notamment contre la mainmise de l’Iran.

Au Parlement, en l’absence des députés kurdes et de la plupart des députés sunnites, de nombreux élus ont scandé « Non à l’Amérique ! ». Le chef du Parlement Mohammed al-Halboussi a ensuite lu une décision qui « contraint le gouvernement à préserver la souveraineté du pays en retirant sa demande d’aide » au Conseil de sécurité de l’ONU pour combattre le groupe jihadiste État islamique (EI), et donc à retirer son invitation à la coalition internationale. Cette dernière a déjà dit avoir « suspendu » le combat contre l’EI, car elle se consacre désormais « totalement » à la protection de ses troupes.

« Nous ne partirons pas s’ils ne nous remboursent pas! »

Quelque 5 200 soldats américains sont actuellement stationnés en Irak. Si le vote a été salué par l’Iran, Donald Trump a très vivement réagi, évoquant la possibilité d’imposer des sanctions « très fortes » à l’encontre de Bagdad.
« S’ils nous demandent effectivement de partir, si nous ne le faisons pas sur une base très amicale, nous leur imposerons des sanctions comme ils n’en ont jamais vu auparavant », a-t-il lancé. « Nous avons une base aérienne extraordinairement chère là-bas. Elle a coûté des milliards de dollars à construire. Nous ne partirons pas s’ils ne nous remboursent pas ! », a-t-il martelé.

Les Brigades du Hezbollah, la faction la plus radicale du Hachd, avaient appelé samedi les soldats irakiens à s’éloigner « d’au moins 1 000 mètres » des sites où sont présents des soldats américains à partir de dimanche soir, sous-entendant que ces sites pourraient être la cible d’attaques. Le mouvement chiite libanais Hezbollah, dont les hommes sont engagés en Syrie auprès du régime de Bachar al-Assad et de son allié iranien, a affirmé de son côté que l’armée américaine « paierait le prix de l’assassinat » de Soleimani.

Face à la montée des tensions, Washington a annoncé récemment le déploiement de 3 000 à 3 500 soldats supplémentaires dans la région.

Dénonçant des « violations de la souveraineté de l’Irak », Bagdad a annoncé dimanche avoir convoqué l’ambassadeur américain et porté plainte auprès du Conseil de sécurité de l’ONU. Les morts de Soleimani et Mouhandis ont suscité une immense émotion en Irak et en Iran.

Dimanche, une marée humaine d’hommes et de femmes en pleurs criant « Mort à l’Amérique » a déferlé dans plusieurs villes d’Iran, notamment la cité sainte chiite de Machhad où le cercueil de Soleimani est arrivé.

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