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Le père et le frère du président argentin doivent comparaître devant la justice ce jeudi dans une affaire de pots-de-vin versés sous la présidence de Cristina Kirchner par des concessionnaires de services publics. À l’époque, Franco et Gianfranco Macri étaient actionnaires de deux sociétés autoroutières. Pour l’instant, l’affaire n’émeut pas la présidence.

Le juge Claudio Bonadio mène l’enquête dans l’affaire dite des « cahiers de la corruption », qui a révélé l’existence d’un système huilé de pots-de-vin sous les présidences de Nestor et Cristina Kirchner. Selon le journal tenu par l’un des chauffeurs chargé des transferts de fonds, y participaient des sociétés travaillant avec l’Etat dans les travaux publics, l’énergie et les transports, qui versaient 20 % du montant des contrats, en dollars, à la présidence.

Devant le juge, nombre d’anciens fonctionnaires et de chefs d’entreprise sont passés aux aveux, les hommes d’affaires affirmant généralement avoir été victimes d’une extorsion de la part du pouvoir.

Il y a eu des détentions et des mises en examen, y compris parmi les capitaines d’industrie les plus puissants du pays.

Franco et Gianfranco Macri à la barre

La comparution de Franco et Gianfranco Macri fait suite aux aveux de l’ancien directeur de l’organe de contrôle des autoroutes, aujourd’hui détenu, qui a affirmé qu’il récoltait 150 000 dollars par mois des sociétés concessionnaires. Parmi celles-ci, deux, dont les Macri étaient actionnaires.

Mais, selon leurs avocats, à l’époque des faits, ils détenaient moins de 10% du capital et ne participaient donc pas à la direction de celles-ci. On verra ce qu’en pense le juge.

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