✅ Le Premier ministre , Ilídio Vieira Té, ancien ministre des Finances et directeur de campagne de Embaló.
✅ Carlos Pinto Pereira, nouveau ministre de la Justice et des Droits de l’homme, était membre du gouvernement et ami de Embaló.
✅ Le général Mamasaliu Embaló, c’est le petit frère de Umaro Sissoco Embaló, qui prend la tête du ministère de l’Intérieur et de l’Ordre public.
✅ L’un des fidèles et loyaux gardes présidentiels de Umaro Sissoco Embaló, Stive Lassana Manssaly, qui est nommé à la Défense nationale.
✅ Mamadú Mudjetaba Djaló (Diallo) le plus grand économiste et ami de longue date de Umaro Sissoco Embaló est nommé chargé de l’Économie, du Plan et de l’Intégration régionale.
✅ Mamadú Badji surnommée le faiseur de roi de la région de Gabou , un frère de Umaro Sissoco Embaló devient ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
✅ Augusto Idrissa Embaló (MBALLO), frère d’Umaro Sissoco Embaló, est nommé ministre de l’Environnement et de l’Action climatique.
✅ Les cinq secrétariats d’État sont attribués à Mamadú Baldé .
✅ Fatumata Jau (Diao), en charge de la Coopération internationale et des Communautés.
Tous ces ministres et secrétaires d’État sont des proches, amis ou frères d’Umaro Sissoco Embaló.
Cela montre clairement qu’il avait composé le gouvernement avant de quitter le pouvoir et qu’il continue toujours de diriger le pays, autrement.
Voici donc la liste complète du gouvernement de transition de la Guinée-Bissau:
Le président de transition de la Guinée-Bissau, le général Horta N’Tam, a annoncé samedi la composition de son premier gouvernement de transition, quelques jours après le coup d’État survenu avant la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 23 novembre dernier.
Selon le décret présidentiel publié le 29 novembre, l’exécutif de transition comprend 23 ministres et 5 secrétaires d’État, qui prennent immédiatement leurs fonctions.
Le Premier ministre nommé la veille est l’ancien ministre des Finances Ilídio Vieira Té, déjà membre du dernier gouvernement sous le président Umaro Sissoco Embaló, et directeur de campagne de la coalition ayant soutenu la candidature de ce dernier.
Parmi les principales nominations, Carlos Pinto Pereira, également issu du précédent gouvernement Camará, est nommé ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. Le général Mamasaliu Embaló prend la tête du ministère de l’Intérieur et de l’Ordre public, tandis qu’un autre général, Stive Lassana Manssaly est nommé à la Défense nationale.
Usna António Quadé devient ministre de la Présidence du Conseil des Ministres et des Affaires parlementaires, Carlos Nelson Sanó dirige l’Administration territoriale et le Pouvoir local, et Mamadú Mudjetaba Djaló est chargé de l’Économie, du Plan et de l’Intégration régionale.
Les autres portefeuilles clés sont confiés à Florentino Mendes Pereira (Transports, Télécommunications et Économie numérique), José Carlos Esteves (Travaux publics, Habitation et Urbanisme), Celedónio Plácido Vieira (Ressources naturelles), Mário Muzante da Silva Loureiro (Énergie), Amadu Uri Guissé (Agriculture et Développement rural) et Virgínia María da Cruz Godinho Pires Correia (Pêche et Économie maritime).
Le secteur social est assuré par Mamadú Badji (Éducation nationale, Enseignement supérieur et Recherche scientifique), le Commodore Quinhin Nantote (Santé publique) et Augusto Idrissa Embaló (Environnement et Action climatique). Assucênia Nesbi Emília Seide Donate de Barros dirige l’Administration publique, le Travail et la Sécurité sociale, tandis que Juelma Cubala prend en charge la Jeunesse, la Culture et les Sports.
Les ministères du Commerce et de l’Industrie, du Tourisme et de l’Artisanat, et de la Communication sociale sont respectivement confiés à Jaimentino Có, Catarina Raquel Mendonça Taborda et Abduramane Turé. Khady Florence Dabo Correia devient ministre de la Femme et de la Solidarité sociale.
Les cinq secrétariats d’État sont attribués à Mamadú Baldé (Trésor), Elísio Gomes Sá (Budget et Affaires fiscales), Fatumata Jau (Coopération internationale et Communautés), le Commissaire Principal Salvador Soares (Ordre public) et le Contre-Amiral Carlos Alfredo Mandughai (Combattants de la liberté de la patrie).
Cette nomination intervient dans un contexte de forte instabilité politique. La Guinée-Bissau, qui a connu neuf coups d’État réussis ou tentés depuis son indépendance en 1974, reste confrontée à des défis importants pour retrouver la stabilité nécessaire à son développement.
Le nouveau gouvernement de transition, en grande partie renouvelé par rapport au précédent exécutif sous Embaló, combine des figures civiles et militaires, avec quelques recouvrements notables de l’ancien gouvernement, comme les ministres Ilídio Vieira Té et Carlos Pinto Pereira.
Cheikh Tidiane Kande
































