Le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a consacré, jeudi 3 septembre 2026, sa 52ᵉ Tribune du Parti à la question de l’orpaillage clandestin. Animée par Justin Koné Katinan, quatrième vice-président du parti, la rencontre a été l’occasion pour la formation politique de livrer sa lecture du phénomène et de proposer des pistes de sortie de crise.
Réuni à son siège de la Riviera-Bonoumin, à Abidjan, le PPA-CI a placé cette 52ᵉ édition de sa Tribune sous le thème : « Orpaillage en Côte d’Ivoire : de la clandestinité à l’illégalité, la responsabilité exclusive du RHDP ».
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Face à la presse et aux militants, Justin Koné Katinan a présenté l’orpaillage clandestin comme un phénomène qui, selon lui, dépasse la seule question de l’exploitation illégale de l’or. Pour le dirigeant du PPA-CI, il s’agit d’un « problème systémique », dont les origines remonteraient à la période de la rébellion ivoirienne.
Dans son analyse, Justin Koné Katinan a établi un lien entre l’essor de l’orpaillage clandestin et les événements politiques et militaires qui ont marqué la Côte d’Ivoire depuis les années 2000. Il estime que ce phénomène aurait progressivement été intégré à un système de fonctionnement économique et politique qu’il attribue au pouvoir actuel.
Le responsable du PPA-CI s’est notamment référé à différents travaux et sources, dont un rapport des Nations unies, un ouvrage consacré à la Côte d’Ivoire et des travaux universitaires, pour soutenir sa lecture de l’évolution de l’orpaillage clandestin.
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Selon lui, cette activité illégale entraîne également une série de conséquences sociales. « La droguerie prospère là où il y a l’orpaillage », a-t-il affirmé, établissant un lien entre l’exploitation clandestine de l’or et la progression de phénomènes tels que la consommation de drogue, l’abandon scolaire ou encore la prostitution.
À cela s’ajoutent, selon le PPA-CI, les difficultés économiques auxquelles sont confrontées certaines populations vivant dans les zones concernées.
Au-delà des conséquences sociales et économiques, Justin Koné Katinan a particulièrement insisté sur l’impact environnemental de l’orpaillage clandestin.
« La catastrophe la plus sérieuse est la destruction des cours d’eau et des ressources naturelles », a-t-il déclaré, estimant que la dégradation des écosystèmes constitue l’une des conséquences les plus préoccupantes du phénomène.
Pour le quatrième vice-président du PPA-CI, les opérations de lutte et les arrestations annoncées par les autorités ne suffisent pas à régler durablement le problème. Il a également critiqué ce qu’il considère comme une communication destinée à donner l’impression d’une maîtrise de la situation.
Pour sortir de ce qu’il considère comme une crise structurelle, le PPA-CI préconise plusieurs mesures. Le parti propose notamment l’établissement d’une cartographie réelle et exhaustive des sites d’orpaillage, afin de disposer d’une meilleure connaissance de l’ampleur du phénomène.
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La formation politique souhaite également que la sécurité des populations soit davantage assurée dans les zones concernées et appelle à une refonte de l’économie liée à l’exploitation de l’or.
Pour Justin Koné Katinan, la réponse ne devrait donc pas se limiter aux opérations ponctuelles de démantèlement des sites clandestins. Elle devrait, selon lui, s’attaquer aux mécanismes économiques, sociaux et sécuritaires qui permettent à cette activité de perdurer.
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Au terme de son intervention, le dirigeant du PPA-CI a dressé un constat particulièrement critique de la situation : « On est mal barré », a-t-il lancé, appelant à retracer les origines et les mécanismes de l’orpaillage clandestin pour mieux s’attaquer au phénomène.
Cette 52ᵉ Tribune du PPA-CI s’inscrit ainsi dans la volonté du parti d’utiliser ses rendez-vous hebdomadaires pour porter son analyse sur les grandes questions d’intérêt national.