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Donald Trump a signé début janvier 2026 un décret ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, dont près de la moitié sont liées à l’ONU.
Les États-Unis de Donald Trump se sont officiellement retirés de ces structures le 7 janvier 2026 : 31 liées au système des Nations unies et 35 autres organisations multilatérales non-ONU.

La mesure touche notamment la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), fondement de l’Accord de Paris, ainsi que plusieurs agences onusiennes sur le climat, la migration, le travail et la démographie.
La liste complète n’a pas été publiée intégralement par la Maison-Blanche, mais plusieurs médias et documents officiels révèlent les principales agences et traités concernés.

Organisations liées à l’ONU (31)

Parmi les agences et programmes onusiens visés :

– Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC)
– Accord de Paris sur le climat (via CCNUCC)
– Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC)
– Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE)
– Organisation internationale du travail (OIT)
– Organisation internationale pour les migrations (OIM)
– Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP)
– ONU Femmes
– Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED)
– Commission des Nations unies sur le développement durable
– Comité scientifique intergouvernemental sur le climat et l’environnement

— Organisations non-ONU (35)
Les États-Unis se retirent aussi de structures multilatérales indépendantes :

– Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)
– Organisation mondiale de la météorologie (OMM)
– Organisation internationale de normalisation (ISO)
– Organisation mondiale du tourisme (OMT)
– Organisation mondiale de la santé animale (OIE)
– Organisation internationale des télécommunications par satellite (INTELSAT)
– Organisation internationale du cacao (ICCO) – importante pour la Côte d’Ivoire
– Organisation internationale du café (OIC)
– Organisation internationale du sucre (ISO Sugar)
– Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT)
– Organisation internationale des pêches (FAO-related but independent)
– Organisation internationale de l’énergie renouvelable (IRENA)
– Organisation internationale des transports maritimes (IMO-related but independent)

Conséquences pour l’Afrique et la Côte d’Ivoire

– Cacao et café : retrait de l’ICCO et de l’OIC fragilise les mécanismes de régulation des prix mondiaux, essentiels pour la Côte d’Ivoire.
– Migration et travail : Les programmes de l’OIT, de l’OIM et du FNUAP sont essentiels pour la Côte d’Ivoire et d’autres pays africains. Leur financement pourrait être réduit, affectant directement les politiques migratoires et sociales.
– Climat : sortie du CCNUCC et du GIEC affaiblit la coopération internationale sur l’adaptation climatique, cruciale pour l’Afrique de l’Ouest.
– Population : retrait du FNUAP impacte les programmes de santé reproductive et démographique.

Ce mécanisme de retrait repose principalement sur un mémorandum ordonnant l’arrêt immédiat des financements et participations « dans la mesure permise par la loi », sans effet juridique instantané pour les traités contraignants. Les modalités varient selon le statut (ONU ou non-UNO) et les clauses de retrait spécifiques, avec des délais allant de l’immédiateté pour les contributions volontaires à plusieurs années pour les conventions formelles.
Le décret stoppe les contributions volontaires et engagements associés, marquant un désengagement multilatéral amorcé en 2025. Cette mesure suscite des critiques internationales, notamment sur le climat et l’aide humanitaire. Des évaluations supplémentaires pourraient entraîner d’autres retraits.

Tous les retraits découlent du décret du 7 janvier 2026, intitulé « Withdrawing the United States from International Organizations… Contrary to the Interests of the United States ». Ce document mandate les agences fédérales à exécuter les retraits via notifications aux dépositaires (souvent le Secrétaire général de l’ONU) et cessation des fonds.

Modalités pour entités ONU (31 cas)

Financements volontaires : Arrêt immédiat des contributions US, représentant souvent 20-25% des budgets (ex. : OMS, UNESCO, FNUAP).
Retrait formel : Notification écrite au dépositaire ONU ; effet à l’expiration d’un délai typique d’1 an (ex. : GIEC, ONU Femmes).
Conseil des droits de l’Homme : Suspension de participation dès réception de la notification, sans délai fixe mais réversible par le Congrès.

Modalités pour non-UNO (35 cas)
Agences comme IRENA ou UICN : Retrait unilatéral par décret exécutif, avec cessation de paiements dès 2026 et notification aux secrétariats (délai moyen 6-12 mois).
Forums informels (ex. : Forum mondial sur la migration) : Non-ratifiés, donc sortie immédiate sans procédure formelle.
Conventions climatiques (ex. : CNUCC) : Procédure sous article 28 (3 ans de préavis + 1 an post-notification), initiée mais pas encore effective fin 2026.

Certains retraits nécessitent un avis au Congrès pour approbation (ex. : traités ratifiés), tandis que les executive agreements permettent une action unilatérale rapide. L’administration évalue les coûts pour justifier d’autres sorties potentielles, avec effets suspendus si bloqués judiciairement.

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