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Le procès que Trump compte imposer au Président Vénézuélien Maduro risque de devenir comme celui du divorce de Viviane Amsalem ( voir le passionnant documentaire consacré à ce procès), durant lequel juges, accusée, accusateur et témoins parlent de tout sauf de la raison de leur présence au tribunal.

En effet, lors de la première audience du procès contre Maduro et son épouse, il a été rapporté que Nicolás Maduro est resté calme et sûr de lui.

Il a salué l’assistance en souhaitant une « très bonne année » à tout le monde, puis a déclaré clairement devant le juge qu’il est le Président constitutionnel du Venezuela et qu’il est totalement innocent des accusations portées contre lui par la justice américaine.

Il a aussi rappelé qu’il se considère comme un prisonnier de guerre et qu’à ce titre, il doit être traité selon les conventions de Genève.

Mais le point le plus important est ailleurs. Le ministère américain de la Justice aurait discrètement abandonné une accusation clé : celle selon laquelle Nicolás Maduro dirigerait le prétendu « cartel de los Soles ».

Cette histoire, présentée pendant des années comme une vérité, s’effondre. Comme cela avait été annoncé depuis longtemps, ce « cartel » n’a jamais existé.

C’est une invention, une affabulation instillées dans les esprits en 2015 par un journal espagnol manipulé par les opposants du Président, puis ressortie plus tard par Donald Trump pour justifier une intervention militaire contre le Venezuela.

Alors pourquoi cette accusation était-elle si utile ? Parce qu’en qualifiant ce soi-disant cartel d’organisation terroriste dirigée par le Président vénézuélien, la Maison-Blanche pouvait attaquer le Venezuela sans demander l’accord du Congrès américain. Autrement dit, cela permettait de faire la guerre plus facilement.

Mais maintenant que cette accusation disparaît, toute l’opération devient illégale : illégale au regard du droit international, et illégale même selon les lois des États-Unis.

Ces contradictions sont énormes. Elles montrent que ce dossier repose davantage sur des décisions politiques que sur des faits réels.

Il est donc évident que la défense de Nicolás Maduro s’appuiera sur ces incohérences pour démontrer que ce procès n’est pas une affaire de justice, mais une manœuvre politique montée de toutes pièces.

Le juge en charge de ce procès Alvin Hellerstein, est un patriarche de 92 ans. Juif orthodoxe qui est réputé avoir la crainte de Dieu.

Chez nous on dit  » Trump risque d’être dans pain »

Prof. Moritié

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