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Éducation : Le ministère interdit les cours de renforcement payants organisés par les enseignants


Dans une note du 1er octobre 2026, la Direction des Écoles, Lycées et Collèges dénonce une pratique qui «tend à se banaliser» et rappelle les enseignants à leur mission de service public.

La Direction des Écoles, Lycées et Collèges (DELC) du ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique a adressé, le 1er octobre 2026, une note intitulée «Interdiction de cours de renforcement contre rétribution des parents d’élèves». Le texte invite les enseignants à ne plus exiger de paiement des familles pour des cours de renforcement destinés à leurs propres élèves.


Un constat dans «plusieurs établissements»


Le directeur dit avoir constaté, dans plusieurs établissements scolaires, le développement d’une pratique : certains enseignants organisent ou proposent des cours de renforcement moyennant une rétribution financière exigée des parents. Selon la note, cette pratique «tend malheureusement à se banaliser» et pose la question du respect des principes d’éthique et de déontologie de la profession.


Un rappel de la mission de service public


Le texte rappelle que l’enseignant est «avant tout» investi d’une mission de service public. Il lui appartient d’assurer, pendant les heures réglementaires, des enseignements de qualité, suffisamment explicites, accessibles et adaptés aux besoins des apprenants.
Il pose aussi un principe : la réussite scolaire ne saurait être conditionnée au paiement, par les parents, de prestations supplémentaires dispensées par l’enseignant de la classe.


Ce qui est demandé


La note comporte deux demandes :
les enseignants sont «instamment» invités à s’abstenir d’exiger ou de solliciter des parents le paiement de sommes en contrepartie de cours de renforcement organisés au bénéfice de leurs propres élèves ;
ils doivent mettre davantage l’accent sur la qualité et l’efficacité des enseignements pendant les horaires réglementaires, et faire progresser chaque apprenant.

Qui doit l’appliquer


Les directeurs régionaux de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation sont destinataires de la note «pour suivi». Les chefs de circonscription de l’enseignement préscolaire et primaire et les chefs d’établissement le sont « pour exécution ». Le document, enregistré sous le n° 1076, est signé par le directeur, Zamblé Bi Zamblé Germain, inspecteur de l’enseignement préscolaire et primaire. Le cabinet du ministre et l’Inspection générale en reçoivent chacun une copie.


Ce que le texte ne dit pas


La note ne prévoit ni sanctions ni mécanisme de contrôle précis. Elle ne vise pas non plus les cours particuliers donnés à des élèves qui ne sont pas ceux de l’enseignant. Seuls les cours payants donnés à ses propres élèves sont concernés.