Depuis quelques jours, un texte largement relayé sur les réseaux sociaux et attribué à un organe de presse en ligne fait état de prétendues augmentations des frais d’inscription des étudiants, en particulier à l’Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB).
Face à l’émoi suscité par ces affirmations, il apparaît nécessaire d’apporter des éclaircissements, afin de rétablir la vérité et de rassurer la communauté universitaire ainsi que l’opinion nationale.
1. Les frais d’inscription à l’Université Félix Houphouët-Boigny n’ont pas augmenté
Contrairement aux allégations relayées, les frais d’inscription applicables à l’Université Félix Houphouët-Boigny demeurent inchangés. Aucune décision unilatérale ou discrétionnaire d’augmentation des frais d’inscription n’a été prise par les autorités universitaires. Il est donc inexact d’alléguer une explosion des frais d’inscription décidée récemment ou opérée dans l’ombre.
2. La formation continue : une opportunité académique et non une sanction
Contrairement à certaines interprétations tendancieuses, l’inscription en formation continue (ou FIP) ne constitue ni une sanction, ni une exclusion, encore moins une forme de marchandisation de l’enseignement supérieur. Elle représente au contraire une opportunité offerte à l’apprenant pour lui permettre de poursuivre son parcours universitaire dans un cadre légal et pédagogique adapté.
Conformément aux textes en vigueur, l’apprenant inscrit en formation initiale ne peut reprendre qu’une seule fois un semestre non validé. En cas de non-validation après deux tentatives, l’inscription en formation continue constitue la voie légale et académique de poursuite des études universitaires.
La formation continue s’adresse prioritairement :
aux personnes engagées dans la vie professionnelle, désireuses de renforcer ou d’actualiser leurs compétences académiques ;
aux étudiants issus de la formation initiale qui, n’ayant pu valider un semestre après deux tentatives, souhaitent néanmoins poursuivre leurs études dans un cadre réglementaire et pédagogiquement encadré.
Dans ce dernier cas, la formation continue est une véritable seconde chance académique. Là où, dans de nombreux systèmes universitaires, l’échec répété conduit à une interruption définitive du parcours universitaire, les universités ivoiriennes dont l’Université Félix Houphouët-Boigny font le choix de l’inclusion et de la responsabilité, en offrant à l’apprenant la possibilité de continuer son cursus, d’évoluer à son propre rythme et de bénéficier d’un accompagnement pédagogique spécifique, validé par les instances compétentes.
Les conditions financières applicables à la formation continue relèvent du règlement de l’offre de formation et ne sauraient, en aucun cas, être assimilées à une augmentation déguisée des frais d’inscription en formation initiale.
3. Sur la question des inscriptions antérieures et de la régularisation administrative
L’Université veille à la régularité administrative et académique des parcours, notamment avant toute soutenance de mémoire ou de thèse. Les opérations de régularisation évoquées dans certains cas relèvent de cette exigence de conformité aux règles académiques, et non d’un quelconque « recouvrement arbitraire » ou d’une collecte sans base légale.
Toute situation individuelle peut et doit être examinée dans le respect des textes, des droits de l’étudiant et des procédures administratives établies.
Le Président de l’Université Félix Houphouët-Boigny appelle l’ensemble des acteurs (étudiants, organisations, leaders d’opinion et médias) à privilégier l’information vérifiée, éviter les amalgames et les procès d’intention et recourir aux canaux institutionnels pour toute préoccupation légitime.
Fait à Abidjan, le 6 janvier 2026
Le Président de l’Université Félix Houphouët-Boigny,
Professeur BALLO Zié































