Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a appelé les populations de la Bagoué, dans le Nord de la Côte d’Ivoire, à se mobiliser contre l’orpaillage illégal, présenté comme une menace directe pour les terres agricoles. Il s’exprimait le samedi 29 août 2026 à Nondara, dans cette région, lors de la remise de 41 certificats fonciers, selon une note d’information du ministère
Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a appelé les populations de la Bagoué, dans le Nord de la Côte d’Ivoire, à se mobiliser contre l’orpaillage illégal, présenté comme une menace directe pour les terres agricoles. Il s’exprimait le samedi 29 août 2026 à Nondara, dans cette région, lors de la remise de 41 certificats fonciers, selon une note d’information du ministère.
Géniecivil
« Ceux qui sont encore dans ces activités-là, retirez-vous », a lancé le ministre, invitant les populations à empêcher l’occupation illégale des espaces agricoles. Selon le ministère, l’exploitation clandestine de l’or dégrade les sols et fragilise l’activité agricole, privant les communautés de terres pouvant leur assurer des revenus durables.
L’alerte intervient alors que la pression sur le fleuve Bagoué reste visible. La veille, à Ziekoudougou, dans le département de Tengréla, également situé dans le Nord ivoirien, la Brigade spéciale de surveillance et d’intervention (BSSI) a détruit 18 dragues, démantelé neuf laveries clandestines et interpellé trois personnes lors d’une opération menée sur les berges du fleuve, selon le ministère des Eaux et Forêts.
Cette démarche vise surtout à permettre aux exploitants de mieux tirer profit de leurs terres. En sécurisant leurs droits fonciers, les producteurs disposent d’un document officiel attestant leurs droits sur les parcelles qu’ils exploitent, afin de mieux les préserver et de valoriser leur potentiel agricole. C’est dans cette logique que Bruno Nabagné Koné a déclaré : « L’objectif du Gouvernement n’est pas de vous arracher un droit, mais de faire en sorte que vous puissiez vous-mêmes tirer davantage d’intérêts de vos terres ».
À Nondara, 41 certificats fonciers, dont 35 individuels et six collectifs, ont été remis dans le cadre du Projet d’appui à la relance des filières agricoles de Côte d’Ivoire (PARFACI). Selon le ministère, ce document officialise les droits des exploitants sur leurs terres et peut faciliter leur accès au financement agricole. La visite du barrage hydro-agricole de Gbemou (Tchaloni), construit en 1981, a permis de rappeler le potentiel agricole de la zone : 600 hectares peuvent être aménagés, dont 214 sont déjà exploités pour le riz, le maïs et les cultures maraîchères.
