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«Don Mello ou le don du mensonge ! » est le titre à la Une, ce mardi 14 avril 2026, du journal le Patriote. Dans l’article, ledit journal reproche au Dr. Ahoua Don-Mello d’avoir affirmé, le dimanche 12 avril 2026 à l’émission NCI 360 où il était invité, qu’il y a un déficit de démocratie en Côte d’Ivoire.
Le journal explique que sur le plateau, Dr. Ahoua Don-Mello a propagé le venin de la mauvaise foi et de la manipulation, citant particulièrement ces propos : « Aujourd’hui depuis 15 ans, la moitié de la population manque d’emplois. Tout simplement parce qu’on a un parti-État auquel si vous n’êtes pas militants, vous n’avez pas pratiquement droit au travail. Même si vous avez des factures à encaisser, on vous oblige à être militant avant de vous payer. »
Le journal soutient que Dr. Ahoua Don-Mello, en opposant acharné, a volontairement nié les évidences en matière d’accès des citoyens aux emplois, alors que depuis l’accession du Président de la République Alassane Ouattara au pouvoir d’État, tout est mis en œuvre pour permettre aux citoyens de tous bords politiques d’accéder aux emplois. Pour preuve, les réformes de la fonction publique qui se modernise au fil des années, et les conditions des concours d’entrée à la fonction publique qui sont connues d’avance par tous.

Ce débat touche à une corde sensible en Côte d’Ivoire : l’employabilité et l’équité sociale.

Dr. Ahoua Don-Mello, en réalité sur NCI, a étalé les caractéristiques du Parti-État, avant de dénoncer un système d’exclusion ou de rattrapage politique en Côte d’Ivoire, qui lèse les compétences n’étant pas en phase avec le parti au pouvoir. Pour lui, l’essentiel pour la Côte d’Ivoire et les ivoiriens, c’est le passage d’un Parti-État à un État démocratique.
Reprocher donc la mauvaise foi au Dr. Ahoua Don-Mello, c’est ignorer la réalité sociologique du « piston » politique, qui agit comme un filtre invisible mais réel. Aussi, crier à la manipulation ne suffit pas à expliquer le ressenti de milliers de diplômés ivoiriens qui se sentent exclus du système.
Tout système de recrutement dans l’administration publique devrait reposer sur la compétence. Car, si le réseau de l’appartenance au parti au pouvoir est privilégié, l’accès aux opportunités est mécaniquement biaisé, même sans consigne officielle. C’est le cas par exemple pour les postes de responsabilité dans la haute administration en Côte d’Ivoire, où le militantisme politique est souvent un critère explicite. Ces responsables, étant nommés par décret, tendent à recruter dans leur propre écosystème pour garantir une certaine homogénéité de vision.

C’est le phénomène de cooptation systématique et c’est la triste réalité en Côte d’Ivoire.

Au-delà de la polémique, la vraie question est celle de la transparence. Si le sentiment d’exclusion existe, c’est qu’il y a un déficit de confiance. Faudrait le rappeler, sous la gouvernance du Président Laurent Gbagbo, il y a eu appel à compétences, indépendamment des chapelles politiques.
Plutôt que d’accuser Dr. Ahoua Don-Mello de mauvaise foi et de manipulation, le Parti-État gagnerait à réaliser des audits indépendants des processus de recrutement, car nier l’influence des réseaux politiques dans l’administration ivoirienne serait ignorer d’une part, le fait que nous ne sommes pas encore en démocratie, et d’autre part une réalité vécue par beaucoup de jeunes ivoiriens en quête d’emplois. De même pour les nombreux ivoiriens en attente de paiement de leurs factures.
L’enjeu est de garantir, à ce jour, que chaque Ivoirien, qu’il soit du RHDP, du PPA-CI, du PDCI-RDA, du FPI, du MGC, du COJEP, d’ADCI, d’AUBE NOUVELLE, de toute autre formation politique ou apolitique, ait les mêmes chances de servir son pays, sur la base de la compétence et conformément à l’égalité des citoyens devant l’administration, bien précisée par notre Constitution.

Fait à Abidjan le 14 avril 2026,
Ahilé Fernand dit Léo Côte d’Ivoire
Directeur de Communication
du Dr. Ahoua Don-Mello

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