Chers aînés,
Chères consœurs, chers confrères,
Chers jeunes journalistes,
Rendons grâce à Dieu qui nous a permis d’être réunis ce matin.
Avant toute chose, je sollicite de votre bienveillance une minute de recueillement, afin que nous nous inclinions et honorions la mémoire de toutes celles et tous ceux qui nous ont quittés. Nos consœurs et confrères ont consacré leur vie à ce noble métier ; que Dieu les accueille dans son paradis.
Je voudrais également rendre hommage aux présidents de l’UNJCI qui se sont succédé à la tête de notre Union (Yao Noel, Diégou Bailly, Honorat de Yedagne, Amos Beonaho, Criwa zeli, Mam Camara, Traoré Moussa MT). Je pense en particulier à Jean-Claude Coulibaly, avec qui j’ai le privilège de collaborer. Malgré nos différences, nous avons su trouver un terrain d’entente pour avancer ensemble, dans l’intérêt supérieur de l’UNJCI.
Chers confrères,
Mesdames et Messieurs,
Je me tiens devant vous aujourd’hui avec humilité, mais aussi avec une conviction profonde : le journaliste ivoirien mérite davantage de reconnaissance et de meilleures conditions pour exercer sa mission.
Mieux que la précarité.
Mieux que l’invisibilité.
Mieux que la résignation.
C’est par devoir que j’ai décidé de me porter candidat à la présidence de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire. Un devoir envers ce métier qui nous a tant donné — parfois au prix de nos nuits, de nos familles, de notre santé, et même, pour certains de nos aînés, au prix de leur vie.
Si j’ai pris cette décision, c’est parce que j’ai appris et je me sens prêt.
C’est parce que je suis proche de chacune et chacun d’entre vous.
C’est parce que je veux me mettre au service d’un journalisme d’excellence.
Chères consœurs, chers confrères,
Je suis Franck ETTIEN. Je suis journaliste, parce que j’ai foi en ce métier. J’ai la conviction que, malgré les difficultés que traverse aujourd’hui notre secteur, le journalisme peut encore nourrir son homme et lui offrir une dignité.
Je suis journaliste, et je le resterai, parce que j’aime profondément ce métier.
Je suis journaliste, et j’ai refusé de céder aux chants des sirènes de la fonction publique ou des cabinets ministériels. Je n’ai jamais attendu un congrès pour m’intéresser à la vie de notre Union : j’y suis engagé par conviction, et par fidélité à notre profession.
NOTRE VISION
Ma vision est simple, mais exigeante : Faire du journalisme ivoirien un métier d’excellence. Et replacer le journaliste professionnel au cœur de son métier
Un métier respecté.
Un métier protégé.
Un métier valorisé.
Car disons-le avec force : il ne peut y avoir de démocratie solide sans journalistes solides.
Il ne peut y avoir de République forte sans journalistes debout. La grande Côte d’Ivoire à laquelle nous aspirons a besoin d’une presse forte, crédible et indépendante. Et l’UNJCI doit être l’outil central de cette ambition.
AUX ANCIENS, JE DIS : MERCI. AUX JEUNES, JE DIS : AVANCEZ.
À nos aînés ici présents, je veux dire ceci : vous êtes la mémoire vivante de notre profession.
Vous avez ouvert des chemins dans des contextes parfois hostiles. Vous avez tenu la plume quand il fallait du courage. Notre projet ne vous oublie pas. Il vous honore. Aux jeunes journalistes, je dis : ce métier est encore beau, malgré tout. Avec conviction et détermination, nous voulons incarner une force de réflexion et d’actions concrètes. Nous voulons porter plus loin et plus haut notre organisation. Nous voulons la renforcer dans ses qualités. Nous voulons améliorer ce qui a été fait en bien par nos devanciers. Et nous voulons innover avec vous, ensemble.
Il se structure en 4 grands axes, …. De projets et 2 engagements
AXE 1 : REDONNER SA DIGNITÉ AU JOURNALISTE
Notre premier combat sera celui des conditions de vie et de travail. Nous mettrons en place un Cadre de Concertation Permanente entre l’UNJCI, les organisations patronales, les syndicats et l’État. Avec pour Objectif de discuter de l’application effective de la Convention collective. Il faut que cela soit une réalité, pas seulement sur le papier, mais dans les rédactions. Dans ce CCP, Nous plaiderons :
- pour la revalorisation salariale
- pour un financement durable des entreprises de presse
- pour une meilleure reconnaissance des journalistes fonctionnaire de l’AIP qui méritent d’avoir un statut particulier
- pour l’amélioration du statut des radios communautaires et de la presse en ligne.
Toutefois, un journaliste digne est aussi un journaliste bien formé. C’est pourquoi nous allons créer un Secrétariat permanent de la formation. Son rôle sera d’identifier nos besoins en formation et de rechercher à la fois les financements et des partenariats avec des universités, des médias côtés, des experts aussi bien nationaux qu’internationaux pour nous former aux nouvelles spécialités en : économie, sécurité, environnement, intelligence artificielle, etc.
ÉTHIQUE, PROTECTION ET EXCELLENCE
Nous renforcerons l’autorégulation, avec un OLPED plus fort, mieux doté, respecté. Et nous protégerons chaque journaliste grâce à une assistance juridique permanente, car aucun confrère ne doit plus jamais se sentir seul face à la pression, aux menaces ou aux intimidations.
LE PRIX EBONY : NOTRE VITRINE NATIONALE ET
INTERNATIONALE
Le Prix Ebony est une fierté nationale. Nous allons le transformer, le rendre plus inclusif, plus valorisant, plus ambitieux. Avec des récompenses à la hauteur de notre talent, des opportunités internationales réelles, et un rayonnement continental.
Le Super Ebony à 20 millions de FCFA, ce n’est pas un luxe. C’est un message : le travail du journaliste ivoirien a de la valeur.
Nous mettrons en place un comité de pilotage pour la réforme du Prix, doté d’un jury et d’un secrétariat technique permanent, mieux outillés pour accomplir leur mission.
AXE 2 : PROTECTION SOCIALE ET SOLIDARITÉ
Un journaliste ne doit plus choisir entre soigner son enfant et payer son loyer. Avec MS MEDIA qui est le bébé de l’UNJCI et du GEPCI, nous renforcerons le Fonds de solidarité, plaiderons pour un accès facile aux logements sociaux. Nous proposerons à l’Etat de nous permettre, sur le projet en cours « 1000 maisons pour 1000 journalistes », d’acheter les maisons par le système de location-vente. Nous nous battrons pour l’élargissement de la couverture santé et retraite, pour une augmentation du nombre de journalistes séniors bénéficiaires de la rente viagère. Et Pourquoi pas pour une augmentation de cette rente. Parce que ceux qui ont construit ce métier ne doivent jamais finir dans l’oubli.
AXE 3 : INNOVATION ET NOUVELLE S TECHNOLOGIE
Nous organiserons, chaque année, à partir de la deuxième année de notre mandat, un Forum international du journalisme en Afrique francophone en Côte d’Ivoire. Nous engagerons le dialogue avec les GAFAM pour une rémunération de nos contenus. Nous relancerons les clubs journaux dans les écoles et universités. Nous créerons une Académie UNJCI qui sera une sorte de lieu d’immersion pour nos jeunes consœurs et confrères qui débutent leur carrière dans le métier. Nous créerons un Centre d’archives et de mémoire de l’UNJCI. Nous élaborerons un annuaire de journalistes professionnels membres de l’UNJCI. Nous plaiderons pour une carte CIJP plus accessible et mieux valorisée (une carte à 5000f Cfa tous les 3 ans). Le journalisme ivoirien doit entrer pleinement dans le XXIᵉ siècle.
AXE 4 : GOUVERNANCE : UNE UNJCI MODERNE ET FORTE
Nous ferons de la Maison de la Presse un lieu vivant, un carrefour où toutes les personnalités étrangères qui arrivent en Côte d’Ivoire, qu’elles soient du monde des médias, de la diplomatie, de la culture, du sport, etc. seront reçues avant de quitter notre pays. Nous rendrons chaque poste du Bureau exécutif utile et opérationnel. Et nous irons chercher, avec responsabilité, une subvention de 100 millions FCFA auprès de l’Etat, pour une UNJCI à la hauteur de ses missions.
Mais, la véritable solution, à la fois structurelle et durable, que nous engagerons consiste à mener un plaidoyer auprès du Chef de l’État et du Gouvernement afin que l’UNJCI soit reconnue comme une organisation d’utilité publique.
Un tel changement de statut institutionnel conférerait à notre Union une légitimité accrue et lui permettrait, à l’instar de l’Uvicoci ou de l’ARDCI, de bénéficier d’une attention plus bienveillante et d’un accompagnement renforcé de la part des pouvoirs publics. C’est un engagement majeur que nous prenons et nous nous donnerons les moyens de le réaliser.
NOS ENGAGEMENTS DEVANT VOUS
Devant vous, mon équipe et moi prenons deux engagements solennels :
- La transparence totale dans notre action et nos décisions.
- L’indépendance, la dignité, mais aussi la solidarité et la confraternité qui doivent guider notre Union.
L’UNJCI ne sera jamais l’ombre d’un pouvoir, ni l’otage d’intérêts occultes. Elle sera, et demeurera, la maison commune de tous les journalistes ivoiriens : un espace de liberté, de responsabilité et de fraternité, où chacun trouvera sa place et sa voix.
CONCLUSION
Chères consoeurs, chers confrères, ce projet n’est pas celui d’un homme. C’est celui d’une génération qui refuse de subir. D’une profession qui décide enfin de se respecter elle-même. Je vous invite à faire ce choix : Un journalisme d’excellence pour une grande nation.
Je vous remercie.
































