Devancé de 2 millions de voix au premier tour par le candidat de l’extrême droite Flavio Bolsonaro (le fils de l’ancien président Jair Bolsonaro), le Président sortant Luiz Inácio Lula da Silva a remporté hier 25 octobre 2026, le second tour de l’élection Présidentielle avec plus de 4 millions de voix d’avance (4.430.191 exactement) sur son adversaire, un homme de paille, sans envie qui n’était que le pion d’une coalition internationale menée par Trump, Netanyahou et Milei pour se débarrasser de lui.
Le monde entier (principalement ces trois dirigeants susmentionnés), avait les yeux et les oreilles rivés sur le Brésil hier du fait des enjeux politiques, diplomatiques mais aussi environnemental (une victoire du Bolsonaro aurait condamné l’Amazonie) liés à cette élection.
D’ailleurs la décision d’un juge fédéral d’ordonner au Tribunal supérieur électoral la prolongation de 2 heures supplémentaires du temps d’ouverture des bureaux de vote afin de permettre à plus de gens de voter, a été vivement dénoncée par l’un des avocats de Trump et le Président argentin Javier Milei qui ont tous deux, comparé avec ensemble (ce n’est pas un simple détail), Lula à Maduro.
Ce dernier devrait comprendre ce message subliminal et penser fermer la porte de sa chambre à double tour la nuit et envoyer sa femme dormir chez sa cousine. Elle pourra ainsi continuer à nourrir les poules si lui devrait séjourner contre sa volonté à New York comme d’ailleurs Maduro et son épouse.
Ces gens étaient en colère contre la décision du juge de prolonger de 2 heures les opérations de votes, car ils avaient tout mis en œuvre pour voir la défaite de Lula.
En effet, des Maires d’extrême droite, avaient créé des obstacles aux systèmes de transports des zones favorables à Lula afin d’empêcher le déplacement des populations vers les lieux et bureaux de votes.
Mais, la Providence elle-même semble avoir été avec le candidat de Gauche, car des pluies diluviennes et des glissements de terrains ont aussi rendu difficile les déplacements des populations dans de nombreuses zones favorables au candidat Bolsonaro.
Finalement les requêtes de demandes de prolongation des heures d’ouverture des bureaux de votes ont été déposées auprès du Tribunal électoral par les deux parties en compétition. Chez nous on dit « Dieu dort pas ! »
Pour Donald Trump, la défaite de la famille Bolsonaro brise une série de victoires de candidats de droite alignés sur le Trumpisme dans la région. C’est donc la fin d’une dynamique de prise de pouvoir par ses alliés politique. Trump qui s’était invité dans la campagne au Brésil, comptait sur une victoire de l’extrême droite pour étendre son empire et son influence politique au sud du continent et aussi briser la dynamique des Brics dont le Brésil est un pion majeur. Hélas pour lui !
Lula qui reste dans son bureau de Président du Brésil avec un alignement idéologique avec le Mexique, les deux puissances démographiques et économiques majeures d’Amérique latine font désormais office de rempart progressiste face à Trump qui lui-même, pourrait être entravé dans ses actions à l’issu des élections de mi-mandat du 3 novembre prochain.
Pour Javier Milei d’Argentine qui représente actuellement la figure de proue de la droite libertarienne en Amérique Latine et l’allié idéologique des Bolsonaro, cette victoire de Lula est à somme nulle pour lui qui perd ainsi l’opportunité d’avoir un partenaire stratégique de premier plan à sa frontière.
Pour lui, le Brésil de Lula reste le principal verrou progressiste de la région, empêchant un basculement total de l’Amérique du Sud vers l’axe de droite dure qu’il incarne. Cela complique en effet ses projets d’intégration régionale.
Le plus malheureux des trois dirigeants les plus farouchement opposés à Lula est Netanyahou.
Il a encore en travers de la gorge les critiques du Président Brésil sur le génocide palestinien ( l’un des trop rares dirigeants à employer ce mot sans crainte) et la guerre illégale déclenchée contre l’Iran. Il avait à travers les réseaux des églises évangéliques fait activement campagne pour la défaite de Lula. La victoire de ce dernier est donc avant tout pour lui un revers diplomatique sur la scène internationale.
Il est de notoriété publique que le clan Bolsonaro entretient des relations fusionnelles et est un soutien inconditionnel du gouvernement de Benjamin Netanyahou. Une victoire de Flávio Bolsonaro aurait garanti à Israël un allié diplomatique de poids à l’ONU et dans les instances internationales. Yakoo !
Lula lui maintient une posture internationale très critique vis-à-vis de la politique étrangère et des interventions militaires du gouvernement Netanyahou au Proche-Orient. Sa réélection sécurise la voix du Brésil au sein du Sud global comme un opposant direct à la stratégie de Tel-Aviv.
Au total, le succès de Lula prive ces trois dirigeants d’un relais géopolitique crucial et réaffirme le rôle du Brésil comme un acteur souverain et un contre-pouvoir face à l’alliance de la droite nationaliste mondiale. Les Dioula disent » Ayé Hoo Tchi olà » ( hurlez-les)
Mais en mauvais et même très mauvais perdant et s’inspirant de Trump, Flávio Bolsonaro, l’homme de paille sans envie a refusé de reconnaître sa défaite évoquant une « magouille ». Il envisage déposer un recours juridique pour « demander l’annulation » formelle du scrutin, avec le risque de plonger de fait le pays dans une période d’incertitude politique quant à la transition du pouvoir comme cela s’est vu au Etats Unis avec Trump.
Prof. Moritié




