COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Paris, le 4 novembre 2026
Caméras, GPS, micros, capteurs laser : les véhicules connectés chinois peuvent devenir de véritables outils de collecte de données sensibles. À proximité de bases militaires ou d’infrastructures stratégiques, ils présentent des risques sérieux pour la sécurité nationale.
Alors que le Royaume-Uni et la Pologne ont déjà restreint l’accès des véhicules chinois à leurs installations militaires, et que l’armée américaine vient d’interdire les véhicules BYD sur la base de Kadena, au Japon, la France n’a toujours pas pris de mesures de sécurité.
Face à cette situation, François Kalfon, député européen socialiste, a adressé un courrier au Premier ministre, Sébastien Lecornu et saisi la Commission européenne pour demander une réponse à la hauteur des risques cosigné par huit autres députés européens.
«La France et l’Union européenne ne peuvent pas attendre qu’un incident d’espionnage soit avéré pour agir. Dans un contexte de guerre hybride, nous devons protéger nos installations stratégiques dès maintenant.»
Il appelle notamment le gouvernement français et la Commission européenne à :
• Restreindre l’accès aux infrastructures militaires et sensibles (acte d’exécution, art. 34) ;
• Exclure BYD des marchés publics (art. 66, projet de règlement) ;
• Classer BYD comme fournisseur à risque (art. 104, Cybersecurity Act 2, en négociation);
• Limiter les importations de BYD en Europe.
«Plus que jamais, le Made in Europe est un enjeu stratégique. C’est une question de
souveraineté, de sécurité et de protection de nos intérêts. Nous ne pouvons pas dépendre de puissances étrangères pour des équipements aussi sensibles que nos véhicules connectés. Il est temps de faire de la souveraineté européenne une priorité industrielle et sécuritaire.»
François Kalfon – Député européen




