Lors du Salon des Infrastructures d’Abidjan (SIA 2026), organisé du 17 au 19 septembre au Parc des Expositions d’Abidjan, le ministre de l’Urbanisme, du Logement et du Cadre de vie, Moussa Sanogo, a livré une intervention marquante. À l’occasion de la session Business to Government, tenue le vendredi 18 septembre, il a exposé les grandes priorités de son département et les opportunités offertes au secteur privé, insistant sur la régulation foncière, la maîtrise des lotissements et la nécessité d’investissements massifs pour répondre aux besoins croissants en logement et infrastructures.
Le ministre a d’abord rappelé l’importance de la régulation et du contrôle. « Nous travaillons de façon hardie à sécuriser la problématique de la propriété foncière », a-t-il affirmé, tout en promettant une automatisation poussée des processus de délivrance des actes fonciers. Il a dénoncé les lotissements illégaux qui prolifèrent autour des villes secondaires, générant désordre urbain et menace pour la sécurité alimentaire. « Il faut utiliser des moyens modernes électroniques pour faire en sorte que les gens ne fassent pas n’importe quoi », a-t-il martelé, insistant sur la nécessité d’un mécanisme de contrôle efficace.
Sur le volet des investissements, Moussa Sanogo a mis en avant l’urgence de répondre à la demande en logements sociaux et économiques. « Un ménage qui a un revenu de 150 000 Fcfa et qui ne peut pas payer un loyer de 50 000 Fcfa est à conquérir. Et ce sont des millions de gens », a-t-il expliqué, appelant les acteurs privés à réduire les coûts de construction et à s’impliquer dans des mécanismes financiers innovants. Pour lui, l’État doit jouer son rôle en mobilisant des financements concessionnels et en créant des garanties pour attirer la finance privée. « Si on sait faire le lien entre mise à l’échelle des coûts et ingénierie financière, alors on peut satisfaire toute une série d’Ivoiriens qui ont besoin de maisons. Pour nous, c’est une grande urgence », a-t-il insisté.
Enfin, Moussa Sanogo a rappelé que la Côte d’Ivoire offre des perspectives solides grâce à l’amélioration du revenu par tête et à l’émergence d’une classe moyenne. « La Côte d’Ivoire est un pays dans lequel il y a des perspectives et elles sont plutôt bonnes », a-t-il conclu, invitant les investisseurs privés à saisir les opportunités d’un marché en pleine expansion. La croissance économique, la demande accrue en logements et la modernisation des infrastructures créent un cercle vertueux dont le secteur privé peut être un acteur clé.
La session aura tenu ses promesses avec des intervenants de haut niveau, tels que le ministre des Infrastructures Hien Sié, le ministre guinéen des Infrastructures, Facinet Sylla, le président du GIBTP Lamine Koné, ainsi que la forte mobilisation des acteurs du secteur privé. À l’issue du dialogue direct engagé entre pouvoirs publics et opérateurs économiques, le président du GIBTP a exprimé sa satisfaction, soulignant que « les objectifs du B2G ont été largement dépassés ». Les échanges ont permis d’aborder une panoplie de sujets d’intérêt pour le secteur privé, avec des réponses détaillées et techniques.




