Nasser Al-Khelaïfi a tranché. Le président du Paris Saint-Germain et de l’European Football Clubs (EFC) a formellement exclu, mardi 29 septembre 2026, toute candidature à la présidence de la FIFA face à Gianni Infantino.
«Je n’ai aucun intérêt pour la FIFA, aucun agenda ni aucune ambition d’y être», a déclaré le dirigeant qatari lors d’une conférence de presse à Copenhague, à l’issue de l’assemblée générale annuelle de l’EFC. «Je ne pense pas être la bonne personne pour ce poste et, en réalité, je ne veux pas y aller. J’apprécie ce que je fais. La FIFA n’est pas pour moi. Merci.»
Ces propos mettent un terme aux spéculations qui, ces derniers mois, avaient placé Al-Khelaïfi parmi les éventuels challengers européens capables de défier Infantino lors de l’élection prévue le 18 mars 2027 à Rabat. En tant que ministre qatari et figure influente du football européen, le président du PSG (double champion d’Europe en titre) disposait d’un profil atypique, capable de rassembler des voix en Europe comme en Asie.
Al-Khelaïfi a en parallèle apporté un soutien appuyé à Aleksander Čeferin, le président de l’UEFA, qui mène la fronde contre la FIFA depuis le projet avorté de société privée destinée à monétiser les revenus futurs de la Coupe du monde. Lors de son discours devant les clubs, le président de l’EFC a salué le Slovène : « Le football a besoin de grands leaders comme vous. » Il a même invité Čeferin à se représenter à la présidence de l’UEFA l’an prochain.
Čeferin, de son côté, s’est lui-même exclu de la course à la FIFA. L’opposition européenne se retrouve donc, à sept semaines de la date limite de dépôt des candidatures (18 novembre), toujours à la recherche d’un challenger crédible face à Infantino.
En écartant clairement son nom, Nasser Al-Khelaïfi confirme qu’il entend rester concentré sur ses fonctions actuelles : la direction du PSG, la présidence de l’EFC et son rôle au sein du comité exécutif de l’UEFA.
Stéphane Badobré




