Dans un message publié sur son compte Facebook, la députée Naya Jarvis Zamble a lancé un appel à protéger la nationalité ivoirienne contre la fraude. «La nationalité ivoirienne n’est pas à vendre», écrit l’élue, qui invite ses compatriotes à « regarder la réalité en face ».
Des complicités internes dénoncées. Selon la députée, la fraude à la nationalité existe et est parfois facilitée par des Ivoiriens eux-mêmes. Elle évoque des compatriotes qui mettent à la disposition de tiers leurs pièces d’état civil, extraits de naissance ou autres documents, que ces derniers utiliseraient pour fabriquer de fausses identités et obtenir frauduleusement la nationalité.
Une inquiétude pour les institutions. Elle juge le plus grave le fait que certaines de ces personnes, une fois reconnues comme Ivoiriennes, puissent accéder à des emplois, à des responsabilités, voire à l’administration du pays. « Nous ne pouvons pas fermer les yeux », affirme-t-elle, rappelant que la nationalité est ni une marchandise, ni un service rendu contre de l’argent, mais le reflet de l’identité, de l’histoire et de l’appartenance à la Nation.
Un dispositif de contrôle existant, selon elle. Sous la présidence d’Alassane Ouattara, souligne la députée, des procédures ont déjà conduit au retrait de nationalités lorsque des irrégularités ou des fraudes ont été établies. Que toutes ces décisions ne soient pas connues du grand public ne signifie pas, ajoute-t-elle, que contrôles et procédures n’existent pas.
Signaler, mais avec des preuves. Naya Jarvis Zamble invite les citoyens disposant d’éléments sérieux à les transmettre aux autorités compétentes, ce qui, dit-elle, n’est pas de la « dénonciation gratuite » lorsque les faits sont vérifiables. Elle met toutefois en garde : accuser sans preuve ne protège pas la Côte d’Ivoire. Les signalements doivent revenir aux autorités, afin que les enquêtes et la justice établissent la vérité.
Un appel en trois temps. Son message se conclut par un triple mot d’ordre : protéger la nationalité, les institutions et le pays, chacun devant, selon elle, « prendre sa part de responsabilité ».
Stéphane Badobré




