Dans un amical qui comptait pour plus que son étiquette, la Côte d’Ivoire s’est inclinée 0-1 face aux Lions indomptables, pour sa première défaite depuis le retour d’Hervé Renard sur le banc.
Les Éléphants se sont inclinés face au Cameroun (0-1) ce samedi 3 octobre au stade Alassane Ouattara d’Ébimpé, concédant leur première défaite depuis le retour d’Hervé Renard.
Le scénario aura tenu en deux temps. La première période a été équilibrée et pauvre en occasions franches, et les deux équipes ont regagné les vestiaires sur un score vierge. Il a suffi d’un éclair après la pause. Une combinaison initiée par Arthur Avom, auteur de la dernière passe, a lancé Bil Nsongo, qui a gardé son sang-froid face à Alban Lafont. Après un excellent contrôle dans la surface, l’attaquant a glissé le ballon entre les jambes du gardien. Les sources divergent d’une minute sur l’horodatage, 46e ou 47e, mais pas sur le fond : le but est tombé dès la reprise.
La suite a vu les Ivoiriens pousser sans trouver la faille. Les Éléphants ont eu davantage l’initiative et la possession, sans parvenir à créer d’occasions nettes face à des Lions compacts et bien organisés.
Un match d’essais, un enjeu bien réel. Avant le coup d’envoi, la presse ivoirienne soulignait que Renard pourrait procéder à quelques changements afin de poursuivre ses tests au sein d’un effectif en renouvellement. Un confrère évoque d’ailleurs une équipe largement remaniée et privée de plusieurs de ses cadres habituels. Mais la rencontre n’était pas anodine : elle pouvait compter dans le classement FIFA, déterminant pour la désignation des têtes de série au tirage de la CAN 2027.
Du côté camerounais, un soulagement. Les hommes de David Pagou revenaient d’un match nul 1-1 à Brazzaville face au Congo. Ils terminent la trêve sur une note bien plus flatteuse. Leur prochain rendez-vous est fixé au 11 novembre contre la Namibie.
Pour la Côte d’Ivoire, la défaite n’a rien de dramatique en soi. Elle rappelle pourtant qu’à ce niveau, une possession stérile ne vaut rien contre un adversaire qui sait attendre et frapper.
Stéphane Badobré




