C’est une page majeure de l’histoire religieuse et sociale de la Côte d’Ivoire qui se tourne. Le révérend pasteur Ediémou Blin Jacob, chef suprême du diocèse national de l’Église du Christianisme Céleste, est décédé dans la nuit du dimanche 18 au lundi 19 octobre 2026, dans sa 84ème année.
L’illustre guide spirituel s’est éteint à la Clinique Farah, située dans la commune de Marcory à Abidjan. L’information, qui a rapidement plongé sa communauté dans la consternation, a été officiellement confirmée par les médias d’État et des sources proches de l’institution religieuse.
Le départ d’un bâtisseur de paix
Au-delà de sa toge et de sa haute charge spirituelle, le patriarche Ediémou Blin Jacob restera dans les mémoires comme un artisan infatigable du dialogue interreligieux en Côte d’Ivoire.
Tout au long des crises politiques successives qu’a traversées le pays, il s’est tenu aux côtés d’autres grandes figures religieuses ivoiriennes pour prôner la cohésion sociale, la tolérance et l’apaisement. Sa voix, reconnaissable et respectée, a souvent résonné comme un appel constant à la réconciliation nationale.
Une communauté sous le choc
Au siège de l’Église du Christianisme Céleste et dans les différentes paroisses du pays, l’émotion est vive. Pour les fidèles « Célestes », il n’était pas seulement un dirigeant, mais un père spirituel et un repère doctrinal incontournable.
Pour l’heure, les circonstances précises de sa disparition n’ont pas encore été détaillées par sa famille biologique ou religieuse. Les regards restent désormais tournés vers le comité directeur de l’Église, qui devrait communiquer dans les prochains jours le calendrier des hommages nationaux et le programme officiel de ses obsèques.




